Le job idéal existe-t-il ?

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Le job idéal existe-t-il ?
Un français sur quatre ne croit pas au job idéal. C'est le résultat d'un sondage publié par le site de recherche d'emploi Monster.

Pensez-vous que le job idéal existe ? Telle était la question à laquelle ont répondu, en janvier dernier, près de 50 000 salariés européens et américains, dont 7 000 Français environ. Mené par le site d’emploi Monster, ce sondage montre que les Français sont parmi les plus frustrés en la matière : seulement 6% aurait trouvé le métier qui lui convient, tandis que 66% le cherche encore. Et surtout, plus d’un quart (27%) pense que le job idéal n’existe pas, contre « seulement » 15% pour l’ensemble des européens. Mais sur ce point, les Allemands sont encore plus pessimistes que nous : 31% ne croit pas en l’existence d’un quelconque métier idéal !

A l’opposé, c’est aux Etats-Unis que les employés sont les plus optimistes : 12% juge que sa situation professionnelle est idéale, soit deux fois plus qu’en France. Puis viennent la Grande Bretagne, l’Allemagne et les Pays Bas où un salarié sur dix est satisfait de son job. Les travailleurs hongrois comblés ne sont en revanche plus que 7%, tandis que les Espagnols rejoignent les Français avec seulement 6% de salariés heureux.  

Pour les analystes de Monster, les raisons de ce pessimisme européen se trouveraient dans les défis posés par l’individualisation des carrières : « Aujourd'hui, avoir un seul et même emploi tout au long de sa vie n’est plus forcément un standard… La recherche du job idéal l’est devenue ». D’où de nouveaux enjeux et de nouvelles questions sur les métiers et l’évolution professionnelle qui accroîtraient le stress des salariés. Difficile toutefois de ne pas faire référence ici au concept de « marque employeur » développé par Didier Pitelet, président de l’agence de conseil Onthemoon et auteur de plusieurs ouvrages de management (lire en particulier, La nouvelle parole de l’entreprise).

Pour lui, le pessimisme des salariés tient dans le fait que les entreprises se sont déshumanisées. Empêtrés dans la tourmente économico financière, leurs managers gèrent davantage leur carrière que leurs équipes. Mais il explique aussi ce pessimisme, plus fort chez les jeunes, par la fracture générationnelle et un décalage socio culturel patent. Son idée ? Alors qu’il n’est plus possible aujourd’hui de parler à des salariés âgés de 20 à 30 ans comme on le faisait dans les années 80, peu d’employeurs utilisent les technologies du web pour se mettre en phase avec eux. Quelles entreprises en France ont réellement travaillé sur leur image d’employeur via le web ? Lesquelles ont construit une identité émotionnelle susceptible d’intéresser les internautes ? Alors que pour ces derniers internet est devenu un outil quasiment universel, avec lequel ils gèrent aussi leur vie professionnelle.

Andrée Muller - Journaliste, écrivain - Auteure de La net économie, PUF 2007, collection Que sais-je ? 

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